Confidentialité : des conversations sans enregistrement, selon la société
Clairvoyance affirme ne pas enregistrer ni conserver les conversations écrites ou orales de ses clients. La direction place cet engagement au centre de sa protection des échanges personnels. [1]
Dans une consultation, les sujets abordés peuvent être très intimes : une séparation, une inquiétude familiale, une période de doute. L’engagement annoncé porte sur le contenu de ces échanges. Il doit être distingué des informations nécessaires au compte et au fonctionnement de l’application.
Les fiches des boutiques mentionnent en effet d’autres données : informations personnelles, photos et vidéos sur Google Play ; identifiants, données d’utilisation et diagnostic sur l’App Store. L’absence d’archivage des conversations ne signifie donc pas l’absence de tout traitement de données. [2] [3]
Une IA d’alerte pour repérer les appels à l’aide
Clairvoyance utilise un système d’intelligence artificielle développé par Léventis qui repère certains mots ou expressions pouvant signaler une détresse, notamment un appel à l’aide ou des propos suicidaires. Ce dispositif est présenté comme fonctionnant sans enregistrer les conversations. [1]
La société explique qu’une alerte déclenche une prise de contact avec le client par son équipe. L’objectif annoncé est de réagir lorsqu’une personne semble en difficulté. L’IA sert ici à signaler une situation ; la réponse repose ensuite sur une intervention humaine.
Le choix d’une application pour faire de la sécurité une priorité
La direction présente le choix du format application comme une décision fondatrice. Elle veut proposer un cadre dans lequel protection des échanges, suivi des intervenants et sécurité des paiements occupent une place centrale. La sécurité est décrite comme une priorité pour les clients comme pour les médiums. [1]
Cette orientation associe des engagements internes à des exigences extérieures : celles des boutiques qui distribuent l’application et celles du prestataire de paiement. Pour l’utilisateur, l’intérêt est de comprendre précisément le rôle de chacun.
Apple et Google Play : une régulation obligatoire pour la distribution
Clairvoyance est distribuée sur l’App Store d’Apple et sur Google Play pour Android. Cette présence implique une régulation imposée par les boutiques d’applications : des règles obligatoires encadrent notamment la sécurité, l’utilisation des données et l’information des utilisateurs. [2] [3] [4] [5]
Il ne s’agit pas de simples recommandations. Apple prévoit une procédure d’examen et peut refuser ou retirer une application qui ne respecte pas ses exigences. Google Play impose notamment une déclaration exacte des pratiques de collecte et de partage, une politique de confidentialité et des informations sur la conservation et la suppression des données. [4] [5]
Apple et de Google décrivent ces contrôles comme une obligation concrète à laquelle l’entreprise doit répondre. [1]
Ce cadre concerne la distribution et le fonctionnement de l’application. La sélection des médiums et l’organisation des consultations restent de la responsabilité de Clairvoyance.
Paiements : le recours à Stripe
Clairvoyance indique confier ses paiements à Stripe, un prestataire spécialisé dans les services de paiement en ligne. Ce choix complète les mesures annoncées autour des conversations et de l’accompagnement des clients. [1] [8]
Stripe annonce une certification PCI de niveau 1 pour ses services, avec une évaluation annuelle indépendante. Ce cadre porte sur la protection des données de carte bancaire. Stripe précise que la conformité reste une responsabilité partagée avec l’entreprise qui utilise ses outils : la manière dont le paiement est intégré compte également. [9]
La protection du paiement et la maîtrise de la dépense sont deux sujets complémentaires. Le client doit aussi pouvoir comprendre le tarif, le montant engagé et les conditions d’une éventuelle recharge avant de confirmer.
Trois tests obligatoires avant le recrutement
Clairvoyance annonce trois tests obligatoires pour les candidats, chacun faisant l’objet d’une évaluation avant le recrutement. L’admission ne repose donc pas, selon la procédure décrite par la direction, sur la seule création d’un profil ou la remise d’un dossier. [1]
L’intérêt de cette démarche est d’introduire plusieurs étapes avant de confier des consultations à un intervenant. Pour le client, la question essentielle est la qualité de l’échange : compréhension de la demande, attitude professionnelle et respect de la personne. Une présentation publique des critères utilisés permettrait de mieux comprendre ce que ces trois tests évaluent réellement.
Des évaluations qui continuent après l’admission
Le recrutement n’est pas présenté comme une validation définitive. La direction indique que les médiums déjà présents passent en moyenne deux à trois tests par mois. Lorsqu’ils ne réussissent pas les évaluations, leur accès à l’application est bloqué pendant un mois. [1]
La société explique qu’un intervenant peut connaître une période de fatigue ou une baisse de qualité dans sa pratique, même après avoir été sélectionné. La suspension temporaire vise alors à interrompre son activité sur l’application plutôt qu’à laisser se poursuivre des consultations jugées insuffisantes.
Pour le client, cette continuité du contrôle est un engagement important : la qualité doit être suivie dans la durée. Les critères de suspension et les conditions de reprise gagneraient à être expliqués aux utilisateurs et aux praticiens concernés.

Un nombre de médiums volontairement limité
Clairvoyance indique également limiter le nombre d’intervenants présents sur l’application. Le but annoncé est double : maintenir un suivi de qualité pour les clients et préserver de bonnes conditions de travail pour les médiums. [1]
Cette orientation donne la priorité à l’encadrement de l’équipe. Le nombre de profils, à lui seul, ne démontre pas la qualité du service ; l’intérêt de cette limite dépend surtout du suivi réellement assuré et de la disponibilité des intervenants.
Ce qui devrait être plus facile à vérifier pour le client
Les engagements décrits sont concrets. Leur présentation publique peut encore être améliorée pour que chacun comprenne ce qu’ils couvrent avant de consulter.
- Rendre immédiatement accessible la politique propre à l’application, distincte de celle du site vitrine, avec une explication du dispositif d’alerte.
- Présenter les critères des trois tests de recrutement, le suivi régulier et les conditions de suspension puis de reprise.
- Afficher une grille tarifaire et des exemples de coût total permettant de comparer les consultations et de fixer son budget.
La politique publique du site vitrine précise elle-même qu’elle ne couvre pas l’ensemble des traitements de l’application. Une information dédiée clairement reliée aux fiches des boutiques aiderait à distinguer les données du compte, les échanges et les alertes. [7]
Notre première lecture
Clairvoyance présente la sécurité comme le fil conducteur de son application : absence d’archivage des conversations annoncée, alertes de détresse, règles obligatoires d’Apple et de Google Play, paiements via Stripe et suivi régulier des médiums. L’intérêt de cette approche tient à l’articulation de ces mesures. Des explications accessibles sur leurs modalités aideraient les clients à en comprendre la portée.
Cette première version présente les procédures décrites par la direction et les informations des boutiques. L’appréciation chiffrée du reportage reste à compléter avec les critères détaillés d’évaluation et les tarifs ; les étoiles des utilisateurs conservent leur rôle distinct.
Sources du reportage
[1] Informations et précisions transmises à la rédaction par la direction de Clairvoyance : confidentialité, alertes, recrutement, suivi et contrôles des boutiques.
[2] ClairVoyance sur l’App Store
[3] ClairVoyance sur Google Play
[4] Apple : règles d’examen des applications, sécurité et confidentialité
[5] Google Play : règlement sur les données utilisateur
[6] Site officiel Clairvoyance
[7] Politique de confidentialité du site vitrine
[8] Stripe : plateforme de services de paiement
[9] Stripe : sécurité de l’intégration et certification PCI
NOTRE AVIS COMPLÉMENTAIRE
Application, présentation et prix : ce que nous en pensons
Une présentation centrée sur l’accès aux praticiens
La présentation publique de Clairvoyance assume un univers consacré à la voyance et à la spiritualité. Le site vitrine invite à découvrir les profils puis à accéder à l’application. Cette séparation entre une vitrine concise et l’espace de consultation nous paraît cohérente : le visiteur comprend rapidement où poursuivre son parcours. Voir la présentation officielle.
La fiche App Store annonce des échanges par chat et par appel et visio. Réunir ces usages dans une application est un choix pratique pour les personnes qui consultent depuis leur téléphone. Notre appréciation porte ici sur la présentation publique et l’organisation annoncée du service ; la rapidité, la stabilité et le confort après connexion demanderaient une utilisation directe sur appareil. Voir la fiche App Store.
Une grille tarifaire qui donne des repères simples
Selon les informations communiquées par la direction, le tarif des médiums est fixé à 1,90 € la minute. Après avoir dépassé 1 000 consultations, un médium peut choisir de passer à 2,10 € la minute. Ce passage est une possibilité, sans hausse automatique annoncée. Tous les soirs, de 20 h à minuit, les happy hours sont annoncées à 1,70 € la minute.
Nous apprécions le cadre de cette grille : le client dispose de trois repères faciles à convertir en coût de séance. Le tarif supérieur reste proche du tarif courant : sur 20 minutes, l’écart est de 4 €. Le seuil de 1 000 consultations décrit un volume d’activité ; il ne constitue pas, à lui seul, une preuve de qualité ou de justesse des prédictions.

Les happy hours ont un intérêt concret : 20 minutes reviennent à 34 € au lieu de 38 € ou 42 €. L’économie est donc de 4 à 8 € pour la même durée, soit environ 10,5 % par rapport à 1,90 €/min et 19 % par rapport à 2,10 €/min. Un créneau récurrent chaque soir est plus facile à anticiper qu’une remise ponctuelle.
Notre appréciation sur cette base tarifaire
Notre avis est favorable sur la lisibilité et l’encadrement annoncés des prix. Le prix à la minute et l’écart limité entre les deux tarifs courants aident à estimer la dépense avant de consulter. Les happy hours renforcent l’intérêt de l’offre pour les clients disponibles le soir. Nous ne concluons pas pour autant que Clairvoyance est systématiquement moins chère que toutes les autres plateformes : une comparaison dépend aussi de la durée, du praticien, du canal et des promotions applicables.
Le budget reste à surveiller : même à 1,70 €/min, une heure représente 102 €, contre 114 € à 1,90 €/min et 126 € à 2,10 €/min. La qualité de l’expérience dépend donc aussi de la visibilité du compteur et du tarif avant le démarrage. Les conditions d’un échange qui traverse 20 h ou minuit, les canaux concernés et les éventuels arrondis ou frais restent à préciser ; nos calculs supposent une séance entièrement facturée au tarif indiqué, sans supplément.
Base tarifaire : informations communiquées par la direction de Clairvoyance le 26 octobre 2026. Présentation publique : site officiel et fiche App Store consultés le 26 octobre 2026. Ce complément conserve le texte de l’article existant et n’ajoute aucune note de consultation.